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Brest – OM : Première manquée pour Beye, Marseille repart muet (2-0)

Punis par deux têtes d’Ajorque et plombés par un penalty manqué de Greenwood, les Marseillais tombent à Brest. Défaite 2-0 pour la première d’Habib Beye sur le banc.
Punis par deux têtes d’Ajorque et plombés par un penalty manqué de Greenwood, les Marseillais tombent à Brest. Défaite 2-0 pour la première d’Habib Beye sur le banc.
Brets-OM
©Alain Robert

Première sortie, première claque. Pour l’ouverture de la 23e journée de Ligue 1, l’OM d’Habib Beye s’est fait punir à Francis-Le Blé par un Brest clinique et parfaitement dans son plan. Deux têtes de Ludovic Ajorque en moins d’une demi-heure, puis une interminable possession marseillaise sans mordant… jusqu’au tournant de la 83e minute, quand Grégoire Coudert a repousse le penalty de Mason Greenwood. Un symbole d’une soirée stérile, et d’un match où Marseille n’a jamais trouvé la clé.

Compositions de l’OM : 

Rulli – Weah, Pavard, Aguerd, Emerson – Höjbjerg (cap.), Timber, Vermeeren – Greenwood, Paixao, Gouiri.

Brest déroule, le scénario rêvé des bretons

Brest n’a pas eu besoin d’empiler les occasions pour installer sa soirée. Dès les premières minutes, les Finistériens ont trouvé de la verticalité, des deuxièmes ballons et surtout un avantage psychologique : l’OM a reculé sur les impacts, a subi les duels, et a laissé l’adversaire s’installer dans sa surface au moindre centre un peu profond.

Le premier coup part d’un ballon venu de loin : Magnetti centre, le cuir est dévié et Ajorque, au point de chute, trouve la faille de la tête (10e). Marseille encaisse tôt, et ne corrige pas ses distances. Sur un coup de pied arrêté ensuite, Brest rejoue, renverse, Magnetti remet un centre millimétré : Ajorque surgit encore et claque le doublé de la tête (29e). Deux buts, deux coups de casque, et une première période déjà dans le rouge.

Marseille a le ballon, mais pas le tranchant

Le reste du match ressemble à une longue tentative de siège, souvent propre, rarement menaçante. L’OM monopolise, Brest compacte, et Coudert traverse de longues séquences sans être réellement mis en feu. Les Marseillais ont bien essayé d’étirer le bloc par Greenwood à droite, et de provoquer par Paixao à gauche, mais les situations franches ont été trop rares, trop espacées.

Brest OM
Emerson. © Alain Robert

Il y a bien ce centre de Paixao repris de la tête par Gouiri, qui frôle le poteau (62e). Il y a aussi le tir lourd de Timber à 25 mètres, dans l’axe, que Coudert capte sur sa trajectoire (59e). Il y a enfin une frappe de Dina Ebimbe que Rulli détourne en corner (60e), comme un rappel que Brest restait dangereux dès qu’il respirait. Mais dans l’ensemble, le match ne bascule jamais vraiment : Marseille occupe, Brest contrôle.

Le tournant : Coudert éteint Greenwood, l’OM perd son dernier espoir

Beye tente de secouer l’ordre établi dès la pause : Vermeeren reste aux vestiaires, Aubameyang entre et l’OM change d’animation pour densifier la surface. Puis viennent les ajustements (Traoré, Nwaneri…), comme autant de tentatives de créer un déséquilibre.

Et puis arrive l’action qui devait relancer la fin de match. Greenwood provoque dans la surface, Guindo intervient de manière appuyée : penalty. À 0-2, à dix minutes de la fin, c’est l’occasion parfaite pour remettre le stade sous pression. Sauf que Coudert lit le tir, plonge à droite et repousse. Greenwood insiste derrière, tente encore de se racheter, sans plus de réussite. Brest, lui, n’a plus qu’à fermer la porte.

Une première qui laisse l’OM face à son problème récurrent

Le score est net, et il raconte deux choses. D’abord la fragilité à l’extérieur, encore sanctionnée sur des situations où l’OM manque de dureté et de repères dans sa surface. Ensuite l’incapacité à transformer une domination de possession en danger continu : trop peu de tirs cadrés, trop peu d’occasions franches, et un penalty manqué. L’Olympique de Marseille s’incline 2-0 à Francis-Le Blé.

Et l’horizon n’arrange rien : ce dimanche 22 février, Lyon se déplace à Strasbourg avec l’occasion de creuser l’écart. En cas de succès, l’OL pourrait compter jusqu’à huit points d’avance sur l’OM, de quoi donner encore plus de poids à l’Olympico du dimanche 1er mars au Vélodrome.

Pour Habib Beye, la soirée ne peut pas être réduite à l’excuse d’un premier match. Elle expose d’emblée l’urgence : solidifier derrière, et surtout retrouver de la présence dans les seize mètres. À Brest, l’OM a eu le ballon. Brest, lui, a eu le match.

Image de Joseph Poitevin

Joseph Poitevin

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