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Hommage à Biyouna

Biyouna, une voix qui ne s’éteindra pas..

Il y a des disparitions qui laissent un silence inhabituel. Pas un silence lourd, non un silence surpris, comme quand on réalise soudain qu’une voix familière, une voix qu’on pensait éternelle, vient de se taire. La voix de Biyouna faisait partie de celles-là : râpeuse, chaude, pleine de gouaille et de vérité. Avec sa disparition, c’est un pan de la Méditerranée qui perd une de ses conteuses naturelles.

Parce que Biyouna, bien au-delà de ses rôles et de ses succès, c’était ce mélange rare d’audace, de tendresse et de franc-parler qui appartient aux gens vrais. Ceux qu’on écoute parce qu’ils ne trichent jamais. Pour beaucoup de Marseillais, elle incarnait une familiarité évidente. Pas seulement parce qu’elle avait foulé nos scènes, parrainé nos festivals, ou apporté son cabaret oriental dans les murs du Silo. Mais parce qu’elle avait ce quelque chose du Sud qui nous ressemble : la mer dans le regard, la vérité au bord des lèvres, et une façon de rire qui traverse les frontières comme on traverse un port. Biyouna ne jouait pas, elle vivait ses rôles. Elle y mettait son cœur, son histoire, ses cicatrices aussi.

On disait d’elle qu’elle parlait trop. C’était faux : elle parlait juste. Et dans un monde qui s’efforce souvent de lisser, de polir, de faire taire, elle nous rappelait que la liberté commence par la voix. Aujourd’hui, alors qu’elle s’en va, il nous reste ses films, ses chansons, ses interviews fusantes…

Mais surtout cette impression qu’elle faisait partie du paysage. Comme une tante un peu rebelle, comme une voisine haute en couleur, comme une femme que la vie avait cabossée mais jamais courbée. Biyouna n’était pas Marseillaise. Mais Marseille l’a adoptée sans hésiter. Parce qu’ici, on reconnaît les âmes brûlantes.

Philippe Arcamone

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