OM – « Je ne suis pas un criminel », se défend De Zerbi
Plus offensif que jamais après une semaine très agitée, l’entraîneur italien Roberto De Zerbi a expliqué son état d’esprit et appelé à la mobilisation générale. Actuellement troisième de Ligue 1, à sept journées de la fin, l’OM recevra Toulouse dimanche soir.
Benoît GILLES
Plus offensif que jamais après une semaine très agitée, l’entraîneur italien Roberto De Zerbi a expliqué son état d’esprit et appelé à la mobilisation générale. Actuellement troisième de Ligue 1, à sept journées de la fin, l’OM recevra Toulouse dimanche soir.
Plus offensif que jamais après une semaine très agitée, l’entraîneur italien Roberto De Zerbi a expliqué son état d’esprit et appelé à la mobilisation générale. Actuellement troisième de Ligue 1, à sept journées de la fin, l’OM recevra Toulouse dimanche soir.
Le ton serait monté entre les joueurs et le coach transalpin, sous le regard de Pablo Longoria et obligeant même Medhi Benatia à intervenir. En filigrane, « RDZ » ne décolérait pas du manque d’engagement et de détermination de ses joueurs sur le terrain de Reims, qui a conduit à cette crise sportive actuelle.
Alors, ce vendredi après-midi, avant de commencer sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, Roberto De Zerbi s’est exprimé en français : « Aujourd’hui je suis très heureux d’être l’entraineur de l’Olympique de Marseille, parce que j’adore les polémiques ! »
Comme à son habitude, très honnête et d’une franchise rare, l’Italien a répondu point par point aux sujets brûlants qui ont émaillé ces derniers jours. Il a aussi rappelé le cadre fixé à ses ouailles, pour la réception de Toulouse ce dimanche (20h45) : « Il faut qu’il y ait un choc, une réaction très forte. Il faut aller sur le terrain en affichant une mentalité complètement différente de Reims ».
La défense du podium passe par là. Et pas sûr que le public du Vélodrome accepterait sans broncher un cinquième revers en six matchs…
Parfois, je m’énerve mais c’est pour le bien du club. Ce qui s’est passé cette semaine sont des choses normales
Comment avez-vous vécu cette semaine ?
Très mal, comme tout le monde. Je suis celui qui veut le plus de bien pour l’OM, ma responsabilité est de tirer le meilleur de mes joueurs. Parfois, je m’énerve mais c’est pour le bien du club. Ce qui s’est passé cette semaine sont des choses normales, qui arrivent dans tous vestiaires, dans tous les clubs.
Pablo (Longoria, le président) était là lundi pendant la réunion, il m’a toujours soutenu, comme Medhi (Benatia, le directeur du football) avec qui je suis en symbiose. Beaucoup de joueurs sont venus me parler, m’ont montré qu’ils se serraient autour de moi. Je donnerais ma vie pour mon travail. Mais je n’accepte qu’on fasse les choses en deçà de notre limite maximum. À ma manière, j’essaie d’amener l’OM à notre objectif initial.
Certains me font passer pour un criminel, ce n’est pas juste, je suis une bonne personne. Parfois, on me dit que je suis trop gentil. J’ai lu que Medhi aurait eu un rôle de médiateur (entre lui et des joueurs, Ndlr). Ça m’a énervé, je n’ai aucun joueur contre moi, c’est faux. Je ne veux pas être apprécié par tout le monde. Ce qui est sorti sur Lirola (*)… Je le connaissais avant vous, je sais qu’il faut un peu le provoquer pour obtenir le meilleur. Si je devais le refaire, je le referai. Je fais toujours les choses pour le bien de mon club, c’est ma personne.
Quelles responsabilités établissez-vous dans la situation actuelle ?
Je défendrai toujours mes joueurs. Mais de leur part, je m’attends toujours à ce qu’ils donnent le maximum. On a fait sept bons mois, on avait de l’avance. Mon travail n’est pas de me faire des amis dans le vestiaire, mais d’obtenir 100% d’eux. Parfois on s’embrasse, ils viennent déjeuner chez moi, leurs parents aussi.
Je fais ce travail car je l’aime, j’ai tout donné et j’ai tout perdu aussi à cause de ce travail. Je suis prêt à tout. Je voudrais que mes joueurs fassent pareil. Il faut aussi se demander pourquoi aucun entraîneur ici ne reste plus que deux ans… Mais cette journée (de lundi) me donne envie de faire trois ou quatre ans ici. Comme je l’ai dit, j’aime être au centre des polémiques, je veux obtenir tout de mes joueurs et je veux jouer la Ligue des champions.
Je sais faire l’entraîneur et je pense que je sais quand je dois les embrasser ou être dur. Certains entraîneurs ont peur. Pas moi
À quel accueil vous attendez-vous de la part des supporters ?
Ça me blesse et me touche, quand les supporters critiquent, à juste titre, quand on les déçoit. On ne doit s’attendre à rien dimanche. Nous devons aller sur le terrain comme des furies. Ce qui compte c’est qu’on soit vraiment prêt, avec le diable au corps, avec le feu en nous. Si on réussit à se conduire de cette manière, tout le monde poussera les joueurs.
Vous avez durci votre management. Pensez-vous que cela aura une incidence positive ?
Je ne sais pas l’effet que cela aura. Mais il fallait casser la routine, changer quelque chose. En novembre, quand on a été en mise au vert (à Mallemort), on s’est entraînés à 5h30 du matin trois fois d’affilée. Mais ce n’était pas une punition.
Je sais faire l’entraîneur et je pense que je sais quand je dois les embrasser ou être dur. Certains entraîneurs ont peur. Pas moi, je suis prêt à tout, il n’y a aucun doute là-dessus. Des entraîneurs plus forts, à Marseille, ils peuvent venir, mais des entraîneurs qui donneront plus que moi, je ne suis pas sûr.
Je n’ai pas peur d’avoir des gens qui ne sont pas d’accord avec moi. On perd tous ensemble. Il faut que je m’expose, je prends des risques. (Quand on lit la presse du jour) Je passe pour un criminel, un délinquant, je n’en suis pas un. Ma mère m’a appelé ce matin pour me demander ce que j’avais fait. Mais je n’ai rien fait de mal.
Ma volonté, c’est de rester de nombreuses années ici. Je n’ai aucune intention de m’en aller. Mais comme les mariages se font à deux…
Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?
Je suis remonté, fâché, énervé, pour la manière dont on a joué les derniers matchs, surtout à Reims. Mais je suis dans mon environnement idéal, mon habitat naturel ici. Je ne sais pas si je suis le meilleur coach pour l’OM mais l’OM est le meilleur endroit pour moi.
En début de semaine, la presse italienne a fait état d’un intérêt prononcé du Milan AC à votre égard. Qu’en est-il ?
Je vais vous dire la vérité : personne ne m’a appelé ! Et jusqu’à la fin du championnat, je ne parle avec aucune équipe, je ne flirte avec personne. Ma volonté, c’est de rester de nombreuses années ici. Je n’ai aucune intention de m’en aller. Mais comme les mariages se font à deux, il faudra comment on termine la saison… J’ai dit en Italie que ce n’était pas vrai. J’ai appelé Pablo et Mehdi pour leur dire que ce n’était pas vrai.
Qu’attendez-vous du match de dimanche face à Toulouse ?
Il faut qu’il y ait un choc, une réaction très forte. Il faut aller sur le terrain en affichant une mentalité complètement différente de Reims. On doit donner le maximum.
Propos recueillis par Benoît Gilles
* Roberto De Zerbi aurait dit « Personne ne voulait de toi dans ce club l’été dernier. J’ai été le seul à croire en toi. Et tu me remercies en défendant comme cela ?«
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