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OM – OL : Aubameyang voit double, Paixão en feu — Marseille renverse Lyon (3-2)

Pour sa première au Vélodrome, Habib Beye signe un Olympico renversant : mené deux fois, l’OM s’est arraché, retrouve du mordant et fait tomber l’OL au bout du suspense (3-2).
Pour sa première au Vélodrome, Habib Beye signe un Olympico renversant : mené deux fois, l’OM s’est arraché, retrouve du mordant et fait tomber l’OL au bout du suspense (3-2).
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Habib Beye relance l'Olympique de Marseille pour sa première au Vélodrome. ©Alain Robert / Le Méridional.

Mené très tôt, puis repris en seconde période, l’OM a fini par faire exploser le Vélodrome au bout du temps additionnel, dimanche soir, en renversant Lyon (3-2) lors de la 24e journée de Ligue 1. Un match à l’image d’un Marseille encore friable derrière mais enfin habité, capable de revenir deux fois au score avant de l’emporter à la 91e minute sur un doublé magistral d’Aubameyang. Et avec une entrée qui change tout : Igor Paixão, buteur d’un geste magnifique, passeur décisif sur l’égalisation et encore à l’origine de l’action du 3-2, a donné une autre dimension au second acte.

Compositions

OM : Rulli – Weah, Balerdi, Aguerd, Emerson – Timber, Kondogbia, Höjbjerg (cap.) – Greenwood, Aubameyang, Traoré.

Entrés : Paixão (46e), Nwaneri (64e), Pavard (85e), Abdelli (85e).
Non inscrit sur la feuille : Gouiri (souci musculaire).

OL : Greif – Maitland-Niles, Mata, Niakhaté, Tagliafico – Tessmann, Morton, Nartey – Tolisso – Endrick, Yaremchuk.

Entrés : Himbert (60e), Abner Vinicius (88e).

L’OM cueilli à froid, puis remis dans le bon tempo

L’Olympico a démarré comme un piège. Sur une perte de balle côté marseillais, Lyon a frappé dès la 3e minute : Endrick met Tolisso en position idéale, et le capitaine lyonnais ne tremble pas (0-1). Un coup de massue, et un rappel immédiat des zones d’ombre marseillaises du moment : l’OM peut se faire punir vite, sur peu de choses.

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Les Marseillais peinent à trouver la faille en première période. ©Alain Robert / Le Méridional.

Le Vélodrome, plein (66 000 spectateurs, Loïc Rémy au coup d’envoi fictif), a poussé, et Marseille a répondu par l’intensité. Greenwood a été le plus tranchant du premier acte : une frappe qui oblige Greif à une parade (13e), une reprise croisée repoussée du pied par le gardien (9e), et plusieurs situations où l’Anglais a mis Lyon sous tension. Mais l’OM a longtemps buté sur ce manque de précision dans les zones décisives, tandis que Rulli a dû veiller, notamment sur une frappe de Yaremchuk repoussée près de son poteau (45e+7). À la pause, Marseille avait le contenu, Lyon avait l’avance (0-1).

Paixão change la soirée marseillaise

À la reprise, Habib Beye appuie sur le bon levier : Timber sort, Paixão entre (46e). Et le match bascule. En quelques minutes, Marseille gagne en vitesse, en percussion, en imprévisibilité. Lyon pense même faire le break, mais le deuxième but de Tolisso est annulé pour hors-jeu après intervention de la VAR (50e) : un tournant mental, alors que l’OM est resté dans le match.

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Aguerd et les Olympiens explosent de joie sur la frappe magistrale de Paixão. ©Alain Robert / Le Méridional.

Deux minutes plus tard, Paixão allume la mèche. Trouvé sur la gauche, le Brésilien accélère, repique et enroule une frappe magistrale du droit dans la lucarne opposée (52e, 1-1). Le Vélodrome s’embrase, et l’Olympico devient une autre rencontre : plus ouverte, plus tendue, plus émotionnelle. Dans la foulée, Marseille pousse, multiplie les corners (7 contre 1 à ce moment-là), et continue d’installer du danger, même si tout n’est pas encore propre.

De la fragilité, mais du répondant

Le revers de la médaille, Marseille l’a encore montré dans ses trente derniers mètres. À force de jouer haut et de s’exposer, l’OM a laissé Lyon respirer, et l’OL a su piquer. À la 76e, Endrick sert Himbert d’un extérieur inspiré : le jeune entrant élimine Balerdi et croise parfaitement sa frappe du gauche (1-2). Un scénario cruel, d’autant que Himbert avait déjà manqué une grosse occasion un peu plus tôt.

Mais c’est là que l’OM a montré du caractère. Sans paniquer, en continuant d’attaquer, Marseille a fini par recoller. Et encore une fois, Paixão est dans l’histoire : sur un deuxième ballon, il dépose une passe qui lobe la ligne lyonnaise, Aubameyang lit mieux que tout le monde et conclut en une touche à ras de terre (81e, 2-2). Un grand geste d’avant-centre, un timing parfait, et un Vélodrome remis debout.

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Aubameyang célèbrant son but victorieux. ©Alain Robert / Le Méridional.

On aurait pu en rester là, mais cette fois, l’OM a insisté jusqu’au bout. Dans le temps additionnel, Abdelli gratte un ballon haut, Marseille renverse à gauche, Paixão combine et lance Nwaneri, dont le centre rasant trouve Aubameyang, plus prompt qu’Abner : sur un tir taclé en bout de course, il signe le but de la victoire Marseillaise, 3-2 (90e+1). Derrière, Rulli sécurise une dernière situation sur coup franc (90e+9), et le Vélodrome peut célébrer.

L’homme du match : Igor Paixão

Sa feuille parle pour lui, et son impact aussi : un but splendide pour égaliser, une passe décisive sur le 2-2, une participation déterminante sur l’action du 3-2 avec cette passe clé, et ces différences créées à chaque prise de balle. Marseille cherchait une étincelle depuis des semaines : elle a surgi du Brésilien.

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Igor Paixão. ©Alain Robert / Le Méridional.

Les chiffres et la suite

Score : OM 3-2 OL (24e journée de Ligue 1)
Buteurs OM : Paixão (52e), Aubameyang (81e, 90e+1)
Buteurs OL : Tolisso (3e), Himbert (76e)
Fait de match : but de Tolisso refusé par la VAR (50e)

Classement : l’OM revient à 2 points de l’OL et reprend 3 points d’avance sur Lille et Rennes.
Prochains matches : Marseille reçoit Toulouse ce mercredi en Coupe de France, ira à Toulouse samedi prochain, et recevra Auxerre le 15 mars. 

Ce 3-2 ne reflète pas un match parfait, mais il raconte quelque chose : pour sa première au Vélodrome, Habib Beye a défendu sa maison, et l’OM a rappelé qu’il savait encore mordre. Mené deux fois, parfois trop tendre derrière, Marseille a pourtant refusé de plier, a insisté jusqu’au bout et a fini par arracher l’Olympico dans le temps additionnel. Un succès qui relance la course au classement, oui, mais surtout une soirée qui réinstalle une identité : celle d’une équipe capable de répondre quand elle se fait bousculer. La saison Marseillaise est relancée.

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Habib Beye, chez lui, marque l’entame de son second chapitre Marseillais. ©Alain Robert / Le Méridional.
Image de Joseph Poitevin

Joseph Poitevin

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