Dimanche (20h45), le stade Vélodrome accueille l’Olympico dans un moment décisif. Plus qu’une affiche de prestige, il s’agit là d’un match capital dans la course à la Ligue des champions : Marseille joue gros face à un concurrent direct, au moment où sa dynamique s’est fissurée et où Lyon avance avec l’assurance d’une équipe lancée. Dans une fin de saison où les points “contre les rivaux” comptent double, l’OM n’a plus le luxe d’ajouter une soirée de doute à la série en cours.
Le match aller, une cicatrice encore fraîche
Fin août, au Groupama Stadium, l’OM avait longtemps tenu avant de céder sur le fil, sur un but contre son camp de Leonardo Balerdi au bout du temps additionnel (1-0). Un détail cruel, mais révélateur de cette incapacité à verrouiller les match, dans ces moments cruciaux où il faut être lucide et solide. Depuis, l’histoire s’écrit trop souvent de la même manière — et Marseille arrive à l’Olympico avec ce souvenir comme un avertissement.
Marseille en crise de résultats, Lyon en pleine dynamique
Le contraste est frontal. Côté marseillais, la période est rude et les chiffres le rappellent : l’OM n’a plus gagné en Ligue 1 depuis le 24 janvier contre Lens (3-1). Depuis, le doute s’est installé au fil d’une série qui a laissé des traces : nul frustrant au Paris FC (2-2), claque au Parc (5-0), scénario qui échappe encore au Vélodrome contre Strasbourg (2-2), puis rechute à Brest (0-2). À force de temps faibles trop longs et de matches mal verrouillés, Marseille donne l’impression de subir ses soirées plus qu’il ne les joue, avec une ligne encore trop fluctuante sur 90 minutes.
Et le classement renforce l’urgence. Avant cette 24e journée, Lyon est 3e avec 45 points, l’OM 4e avec 40 : une défaite dimanche ferait grimper l’écart à huit longueurs (48-40), avec tout ce que cela implique — un rival direct qui s’échappe, une marge qui s’évapore, et une fin de saison qui bascule dans la poursuite, sous pression permanente. À l’inverse, une victoire marseillaise ramènerait l’OM à deux points (45-43) et relancerait immédiatement la bataille, avec un signal fort envoyé au vestiaire… et au Vélodrome.
En face, Lyon avance avec des certitudes. Les Gones sortent d’un revers à Strasbourg (3-1), mais cette défaite a surtout mis fin à une série exceptionnelle : treize victoires consécutives toutes compétitions confondues. Le mouvement général, lui, reste le même : un OL structuré, capable d’accélérer par séquences et de punir dès que l’adversaire se dérègle. Pour l’OM, l’ambition est claire : résister au rythme lyonnais, mais surtout se prouver à lui-même qu’il peut tenir un match… quand il pèse autant.
Marbella, une bulle pour “refaire équipe” au cœur de la tempête
Faire le vide avant l’Olympico. Ce stage n’a rien d’une parenthèse exotique : c’est une mise sous cloche, pensée comme un sas et un temps de travail protégé. Depuis lundi, l’OM s’est exilé à Marbella pour s’extraire du tumulte, resserrer le vestiaire et préparer le rendez-vous dans un cadre fermé, loin des sollicitations. L’objectif est limpide : remettre de l’ordre, recréer une routine, et arriver au Vélodrome avec une équipe concentrée sur une seule chose — le match.
La semaine andalouse a aussi servi à accélérer, concrètement, la prise en main d’Habib Beye. Jusque-là, le nouvel entraîneur travaillait sans son trio d’adjoints, retenu par des questions administratives. Mercredi soir, Sébastien Bichard, Yann Cavezza et Olivier Saragaglia ont officiellement signé, puis ont rejoint le groupe dès jeudi à Marbella : une bascule importante, parce qu’elle permet d’installer un staff complet au quotidien, de répartir les rôles sur le terrain, et d’avancer avec une méthode partagée à trois jours d’un match aussi déterminant.
Un groupe attendu au complet
Le match commencera aussi dans les mots. L’OM a programmé sa conférence de presse d’avant-match ce samedi à 13h45, au centre Robert Louis-Dreyfus, avec Habib Beye et un joueur dont l’identité n’est pas encore connue au moment de l’annonce. Un horaire inhabituel, première conférence un samedi cette saison, comme pour garder la main sur le tempo de la semaine et refermer un peu plus la préparation.
À ce stade, le groupe est annoncé au complet, sans blessé ni suspendu, de quoi aborder le choc avec une continuité de travail rare ces dernières semaines. Côté lyonnais, en revanche, un dossier reste à suivre : Pavel Šulc est sorti touché à Strasbourg (ischio-jambiers) et son état demeure incertain à quelques jours du déplacement au Vélodrome.
Pour Marseille, c’est le nouveau match le plus important de la saison : celui qui peut relancer un groupe et faire souffler un peuple, ou faire prendre de l’ampleur à la crise actuelle… Coup d’envoi dimanche à 20h45, à suivre en direct sur Ligue 1+.
| Compétition | Ligue 1 – 24ᵉ journée |
| Affiche | Marseille – Lyon |
| Date | Dimanche 1er mars 2026 |
| Coup d’envoi | 20h45 |
| Stade | Stade Vélodrome (Marseille) |
| Arbitre | Jérôme Brisard (France) |
| Diffusion TV | Ligue 1+ |

