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De l’adversité au Vélodrome, Mustapha, un supporter hors du commun

Mustapha, coordinateur de projet à la Croix-Rouge française, vit à Amiens, mais son cœur est à Marseille. En déplacement à Marseille pour un colloque sur le handicap, ce passionné par l’OM depuis 1991, a prolongé son séjour pour vivre un 100 % OM. Une expérience marquée par la défaite face au PSG, mais un amour intact pour son club de cœur.
Mustapha, coordinateur de projet à la Croix-Rouge française, vit à Amiens, mais son cœur est à Marseille. En déplacement à Marseille pour un colloque sur le handicap, ce passionné par l’OM depuis 1991, a prolongé son séjour pour vivre un 100 % OM. Une expérience marquée par la défaite face au PSG, mais un amour intact pour son club de cœur.
© Alain Robert

Mustapha, coordinateur de projet à la Croix-Rouge, vit à Amiens, mais son cœur appartient à Marseille. En déplacement pour un colloque sur le handicap, il a prolongé son séjour pour vivre un 100 % OM, entre visite du Vélodrome et défaite face au PSG, mais un amour intact pour son club de cœur.

Pour Mustapha, le bleu et blanc sont les deux couleurs qui battent dans son cœur. À 48 ans, il vit à Amiens, mais son âme, elle, appartient depuis longtemps à Marseille. Coordinateur de projet à la Croix-Rouge française, il était en déplacement dans la cité phocéenne la semaine dernière pour intervenir lors d’un colloque sur le handicap.

Un handicap qu’il vit depuis sa naissance en raison d’une maladie touchant ses articulations. Quand il en parle, c’est pour encourager ceux qui l’écoutent à ne jamais baisser les bras, et rien, pas même les 37 opérations qu’il a subies, ne l’empêcheront de continuer à aider les autres à s’en sortir et à vivre pleinement leur vie et leurs passions. D’ailleurs, c’est précisément l’une de ces passions qui l’a poussé à prolonger son séjour à Marseille pour vivre un week-end 100 % OM.

Une passion pour l’OM née dans les larmes

Quand on lui demande d’où vient bien cette passion pour l’OM, il répond sans l’ombre d’une hésitation : « C’était en 1991, j’étais un gamin, j’assistais à la finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions. L’OM s’incline aux tirs au but contre l’Étoile Rouge de Belgrade et je vois Basile Boli qui pleure. Cette image est gravée à jamais dans mon cœur. »

C’est ce soir-là que Mustapha devient supporter de l’Olympique de Marseille, mais il n’a pas fini de raconter et insiste à nouveau : « J’ai vu Boli pleurer, j’ai pleuré avec lui. Depuis, je n’ai jamais lâché le club. » L’année suivante, la victoire contre le Milan AC et la Coupe aux grandes oreilles confirment son amour inconditionnel pour l’OM.

« Je vais le voir en vrai ! C’est énorme ! »

Lors de son séjour dans la cité phocéenne, la famille Teissier est là pour l’accueillir : Françoise, Pablo, Lily, Sébastien, Juliette et Anaïs. Ils ont réservé ce week-end pour lui faire découvrir Marseille. Pour « Moustaf », c’est une première. Il est ponctuel au rendez-vous, entrée 18 au stade Vélodrome pour la visite du temple. Pour mieux faire connaissance, on lui remet l’écharpe de l’OM, qu’il passe immédiatement autour de son cou.

L’émotion est à son comble, il n’a pas les mots : « Je vais enfin visiter le Vélodrome, le temple, la cathédrale, l’endroit mythique… Je vais le voir en vrai ! C’est énorme ! » Mais ce n’est qu’un début. Ensuite, direction le Frioul et la traversée en bateau. « Il suffit d’ouvrir les yeux grand et, pour un gars du Nord comme moi, voir ça, c’est tout un monde. La lumière, ça inonde tout. » Et la journée continue : ce soir, l’OM joue au Parc des Princes contre le PSG, tout est prévu pour qu’il vive le Classico… sur le Vieux-Port.

« Ici, c’est la famille »

À Amiens, Mustapha suit les matchs dans les cafés avec d’autres supporters de l’OM, ils sont nombreux à partager la même ferveur. Mais ici, c’est autre chose, il est entouré de Marseillais. « Ici, je suis au cœur de la passion, à Amiens, on est des irréductibles, mais ici, c’est chez moi, c’est la famille. »

L’ambiance en ville, l’agitation sur le Vieux-Port le rend presque fébrile, mais la tension autour, comme dans le café bleu et blanc, se fait sentir au moment du coup d’envoi.

Défaite amère, amour intact

Coup de massue, l’OM s’incline face au PSG, à la Brasserie OM, c’est la soupe à la grimace. Mustapha, d’abord abattu, se ressaisit vite. « Ça fait mal, mais c’est ça, être supporter : il faut toujours y croire. C’est vrai que la défaite est dure à avaler, mais ici, la passion ne meurt jamais, on reviendra plus forts ! » promet-il, déjà tourné vers la suite.

Il va repartir à Amiens la tête basse, mais le cœur toujours gonflé d’amour pour l’OM. Toute la famille est autour de lui, son visage s’illumine, il entend des voix autour : « Ce n’est rien, frérot, c’est la vida, et puis, le prochain coup, tu seras ici avec nous au Vel’, en vrai, et avec toi on sera des milliers à chanter « Allez l’OM, Allez ! » Ce séjour prolongé restera gravé à jamais. Mustapha sait qu’il a bien fait de rester. Le prochain coup, ce sera au Vel’, en vrai !

Philippe Arcamone – Photos Alain Robert

Image de Narjasse KERBOUA

Narjasse KERBOUA

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