jeudi 05 mars 2026
jeudi 05 mars 2026
Annuler

Mes dernières recherches

Aucune recherche récente

Trophée du Méridional – L’Observatoire Français d’Apidologie : de la Sainte-Baume au Rwanda, la transmission d’un savoir-faire

Ce n’est pas qu’un constat national : partout sur la planète, les abeilles disparaissent peu à peu. Or, « l’abeille, c’est la vie », comme le souligne Thierry Dufresne. Le fondateur de l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA) reçoit le trophée de l’initiative éco-responsable de l’année 2021 décerné par Le Méridional. Celui qui considère comme essentiel de mettre en lumière les initiatives locales (une grande partie de ses ruchers se situe à la Sainte-Baume) consacre aussi sa vie à transmettre le savoir-faire unique de ses équipes. Il présente aux lecteurs du Méridional l’OFA et ses différentes missions, passionnantes et engagées.

> A voir aussi : Trophée du Méridional – Philippe Veran, entrepreneur et président de Biotech Dental

L’OFA a été créé il y a de cela huit ans. Durant sa carrière dans la mode, par ses voyages dans le monde entier, Thierry Dufresne avait déjà « touché du doigt que la planète était un village » : « Nous [sommes] tous embarqués dans la même histoire, auprès de cette terre nourricière à laquelle on a beaucoup pris, sans doute beaucoup trop, en oubliant qu’il fallait en laisser pour les générations futures. »

Derrière le mot un peu « barbare » d’  « apidologie », une définition simple, à savoir l’étude du comportement des abeilles : comprendre pourquoi certaines se portent bien et d’autres mal. Pour mener cette étude, l’OFA bénéficie de son large cheptel : les 2 000 colonies sont réparties à travers 65 ruchers dans toute la France, pour avoir des conditions variées.

De la Sainte-Baume au Rwanda

C’est au Rwanda, « pays béni des dieux en termes de biodiversité » (il possède l’une des dernières forêts primaires d’Afrique) que se situe la dernière aventure de l’OFA. Une structure avec six formateurs se charge de transmettre les nouvelles techniques d’apidologie aux apiculteurs rwandais. C’est là-bas aussi qu’a ouvert un centre de recherche sur la propolis.

La propolis, une résine royale

L’OFA consacre une grande partie de ses recherches à la propolis, ce que les abeilles utilisent pour colmater leur ruche. Les Egyptiens l’utilisaient déjà pour momifier les corps. Les vertus de ce produit exceptionnel ne sont plus à démontrer : antiseptique, antifongique (contre les champignons)… c’est d’ailleurs avec l’objectif d’une analyse encore plus poussée que l’OFA s’est associé à la faculté de pharmacie de Marseille, avec le projet « Propabac » (propolis/bactérie).

Sonia Rolland, ambassadrice de l’OFA © DR

Dans la même idée, l’OFA travaille notamment avec le chef étoilé Armand Arnal (de La Chassagnette, à Arles). C’est l’un des premiers chefs à avoir reçu l’étoile verte du guide Michelin, qui récompense les engagements durables. L’une des ambassadrices de l’Observatoire, l’ancienne Miss France franco-rwandaise, Sonia Rolland, accompagne les missions de sensibilisation notamment dans les écoles.

> A voir aussi : Trophée du Méridional : Emma Clair-Dumont, le Sud à l’assaut de l’Everest

« Rien ne sert d’avoir des acquis si on n’est pas capable de les transmettre à ceux qui ne les ont pas encore », souligne le fondateur de l’Observatoire Français d’Apidologie. Transmission, sensibilisation et savoir-faire sauveront peut-être le monde des abeilles. Et le nôtre ! Puisque oui, « l’abeille, c’est la vie ».

Jeanne RIVIERE

Image de Diffusion

Diffusion

Envie d'autres lectures...
Après les frappes contre l’Iran, une inquiétude diffuse traverse la cité phocéenne : crainte d’une escalade internationale et de ses répercussions économiques et géopolitiques
Une convention de mécénat signée le 9 février 2026 vise à déployer un programme de prévention et de dépistage directement dans les quartiers marseillais.
Cet Olympico au Vélodrome exige une réaction de l’OM. Après Brest, Beye réclame une entame forte et vise une victoire pour revenir à deux points de l’OL.
Qualifiés pour la poule haute, les BYers entrent dans la phase d’accession de Nationale 1 avec un nouvel horizon : se placer au mieux dans la course à l’ELITE 2.