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Matignon : Delga et Muselier en mission décentralisation

Carole Delga et Renaud Muselier, à la tête des régions Occitanie et Sud, ont rencontré Emmanuel Macron le 29 août. Leur message : il est temps de donner plus de pouvoir aux régions et de décentraliser davantage pour répondre aux attentes des citoyens.
Carole Delga et Renaud Muselier, à la tête des régions Occitanie et Sud, ont rencontré Emmanuel Macron le 29 août. Leur message : il est temps de donner plus de pouvoir aux régions et de décentraliser davantage pour répondre aux attentes des citoyens.
@ Région de France

Carole Delga et Renaud Muselier, à la tête des régions Occitanie et Sud, ont rencontré Emmanuel Macron le 29 août. Leur message : il est temps de donner plus de pouvoir aux régions et de décentraliser davantage pour répondre aux attentes des citoyens.

Après une consultation avec le Président Macron, les deux leaders régionaux ont sorti l’artillerie lourde. Leur credo : fini le temps où Paris décidait pour tout le monde, place à une nouvelle étape de décentralisation qui donnerait enfin aux collectivités locales les moyens d’agir.

Parce que, soyons honnêtes, ça fait un moment qu’on le sait : gouverner depuis Paris, c’est comme essayer de faire rentrer un éléphant dans une Smart.

Lors de leur rencontre avec le Président de la République, Carole Delga et Renaud Muselier ont été clairs : il est temps de revoir la gouvernance en France. Pour Carole Delga (PS), « la France a besoin aujourd’hui de changer de méthode de gouvernance, en associant tous les acteurs qui partagent les valeurs républicaines ».

En d’autres termes, il est grand temps de donner plus de pouvoir aux régions, aux départements, et aux communes pour qu’ils puissent répondre efficacement aux attentes des citoyens.

Renaud Muselier (Ensemble), lui, en a profité pour pousser son agenda. Invité le matin même sur France 2, il a résumé la double revendication qu’il entendait porter à Macron : la question des « territoires » et de la « décentralisation », bien sûr, mais aussi celle du futur Premier ministre.

Le président de la Région Sud plaide pour un chef de gouvernement issu de la droite, capable de fédérer « un pacte de gouvernance » tout en évitant « la censure immédiate ». Pour cet ancien LR, devenu macroniste en 2022, la solution est claire : « Je viens de la droite, je vais demander pour la droite. »

Le front républicain, ce bon vieux concept

Delga et Muselier n’y sont pas allés par quatre chemins. Pour eux, le vrai gagnant des législatives, c’est le « front républicain ». Les Français ont dit non à l’extrême droite, et maintenant ils attendent du concret. Oui, du concret, comme des solutions pour le chômage, l’éducation, ou encore les transports. En gros, tout ce qui nous pourrit la vie au quotidien.

Muselier, lui, n’exclut pas la nécessité d’une alliance à droite pour solidifier ce front républicain. Pour lui, c’est le bloc central, et non la gauche, qui doit prendre les rênes. « Il y a eu un vote à l’Assemblée nationale, ils n’ont pas gagné, donc ils n’ont pas les voix », insiste-t-il, en rappelant la récente réélection de Yaël Braun-Pivet à la présidence du palais Bourbon, grâce, en partie, aux voix des députés LR.

Investir dans l’avenir ou cramer tout de suite ?

Les deux présidents ont aussi joué la carte de l’avenir durable. Ils rappellent que les régions savent investir dans des projets qui ont du sens : transports, industrie, emploi, etc.

Ils ont souligné l’urgence d’agir pour des territoires souvent en marge des discussions nationales, comme l’Outre-mer et la Corse. « Cette période où gouverner depuis Paris sera difficile doit nous apprendre à gouverner avec les territoires », a déclaré Renaud Muselier, ajoutant que « c’est l’occasion d’appliquer les textes existants pour donner plus de pouvoirs aux régions, aux départements et aux communes ».

« On sait faire, laissez-nous faire »

Le message est clair : « faites-nous confiance ». Carole Delga et Renaud Muselier sont persuadés que les régions peuvent prendre le relais là où l’État faiblit. Sécurité, santé, développement économique, transports… les régions sont prêtes à tout gérer. Encore faut-il que Paris leur en laisse la possibilité.

En attendant, eux continuent de croire en une République qui ne serait plus centralisée, mais territoriale. Une République où chaque région, chaque département, chaque commune aurait son mot à dire. Parce qu’après tout, la France, ce n’est pas que Paris.

Yara Lestel

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