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Vœux à la presse : Muselier dresse son bilan et évoque les municipales

Renaud Muselier a prononcé jeudi un discours d’environ 40 minutes devant journalistes et élus, présentant ses projets régionaux et les enjeux des prochaines élections.
Renaud Muselier a prononcé jeudi un discours d’environ 40 minutes devant journalistes et élus, présentant ses projets régionaux et les enjeux des prochaines élections.
Le président de la Région Sud au pupitre ©Alain Robert / Le Méridional

Dix ans de transformation régionale

Avant de plonger dans les enjeux des municipales, Renaud Muselier a d’abord dressé, jeudi lors de ses vœux à la presse, un panorama de ses dix années à la tête de la région Sud, célébrant ce qu’il qualifie d’une « décennie de transformation ».

Le président régional a mis en avant une stratégie qui fait de la capacité à capter les fonds européens « le véritable carburant du territoire », compensant selon lui le désengagement de l’État par « une ingénierie de dossiers redoutable auprès de Bruxelles ».

Défenseur de la décentralisation, Muselier a insisté sur les grands projets d’infrastructure débloqués : la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer érigée en Opération d’Intérêt National avec près de 680 millions d’euros d’investissements prévus d’ici 2030, la modernisation du Grand Port Maritime de Marseille, et les infrastructures alpines accélérées par les Jeux Olympiques d’hiver 2030 qui représente une chance pour ajuster l’équité territoriale dans la Région Sud.

Le président régional a rappelé les chiffres qui, selon lui, témoignent d’une transformation du territoire : doublement des voyageurs TER, 134 lycées rénovés ainsi que l’ouverture de 6 nouveaux lycées, 100 000 entreprises aidées. Il a également mis en avant la double certification anticorruption, unique en France.

Le président de la Région Sud au pupitre ©Alain Robert / Le Méridional

Des vœux marqués par l’épreuve de la maladie

Après ce bilan décennal, le ton s’est fait plus personnel. Renaud Muselier a ouvert la partie « vœux » par une confidence inhabituelle : « J’ai eu une très mauvaise année 2025. Pendant neuf mois, j’ai été sous antibiotiques. J’ai été mal. »

Cette épreuve a visiblement marqué sa vision des vœux traditionnels. Loin des formules convenues, il a souhaité aux journalistes « une touche de bonheur, de joie de vivre, un peu de gentillesse, un peu de délicatesse, un peu de tendresse, un peu de bienveillance ». Un ton inhabituel pour un élu souvent combatif.

La stratégie de l’union face au risque RN

Rapidement, le président régional est revenu sur le terrain politique. À deux mois des élections municipales, il a livré sa recette pour éviter les défaites : « L’addition, c’est gagner. La division, c’est perdre. »

Muselier a rappelé un exemple marquant : lors des régionales, « au premier tour, on avait 14 points de retard » face au Rassemblement National. « On a gagné parce que certains se sont retirés, parce qu’on a trouvé des moyens de discussion, de se respecter », a-t-il insisté.

Municipales : « Le match n’a même pas commencé »

Sans surprise, Renaud Muselier a réaffirmé son soutien à Martine Vassal pour la mairie de Marseille, malgré sa position défavorable dans les sondages. « Pour ma part, je soutiens bien sûr Martine Vassal. Je pense que c’est de loin la meilleure, qui a une expérience, une compétence », a-t-il déclaré.

Face aux questions insistantes des journalistes sur les sondages, le président de la Région, affiche « le calme des vieilles troupes ». « Vous ne me ferez pas déraper », promet-il, jouant collectif. « Je ne crois pas aux sondages, ça ne correspond pas à la réalité, mais c’est vrai qu’ils donnent une ambiance », reconnaît-il toutefois.

Il estime que « le match n’a même pas commencé, vous allez voir il va se passer des choses, ça va partir. Mais j’espère que ça va partir vers le haut. » Une référence au niveau du débat qui se limite aujourd’hui, selon lui, à des « présentations de ralliements » sans vision globale.  »

Charge contre Payan

Le maire sortant Benoît Payan a essuyé les critiques : « Et le bilan, on en parle du bilan du sortant qui n’a jamais été élu ? »

Il a évoqué le ralliement récent d’Amine Kessaci au Printemps Marseillais en parlant d’un « syndrome de Stockholm » : « C’est quand même pendant son mandat que ses deux frères ont été assassinés. C’est bien Orange qui s’en va parce que le quartier est infréquentable, le départ des Galeries Lafayette, c’est pas sous Gaudin que cela s’est passé ? »

En contraste : « Nous avons investi plus de 5 milliards d’euros à Marseille. C’est nous qui avons sauvé le Transbordeur », la salle de concert emblématique de la ville, en référence à une question d’un confrère journaliste sur la culture.

Une campagne qui tarde à démarrer

Malgré la proximité du scrutin, le président régional estime que « la campagne n’est pas vraiment lancée pour l’instant ». Raison invoquée : « On est aspiré par le national, c’est compliqué au niveau national, on regarde ce qui se passe ici, on se prépare. » Selon lui, les choses devraient s’accélérer à partir de février.

Sur les scénarios d’entre-deux-tours, Muselier refuse de se projeter : « Je ne dis pas avant ce que l’on va faire après. Mais je dis jamais le RN. »

Image de Ryan Kashi

Ryan Kashi

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