Trois jours après l’Olympico, Marseille n’a pas le temps de savourer. Mercredi 4 mars 2026 (21h), l’OM reçoit Toulouse au Vélodrome en quart de finale de Coupe de France, premier acte d’une double confrontation avec le TFC, recroisé dès ce week-end en championnat. Dans ce contexte, Geoffrey Kondogbia a posé un cadre simple : l’euphorie de Lyon est “légitime”, mais elle doit déjà servir de carburant, pas de refuge.
« Le sourire », puis tout de suite l’avenir
Kondogbia ne renie pas le soulagement du vestiaire après plusieurs accrocs récents. Il décrit une soirée “très euphorique” après la victoire face à Lyon, presque nécessaire pour un groupe qui sortait de “désillusions”. Mais le milieu insiste sur la bascule immédiate vers le prochain rendez-vous, sans s’installer dans le confort d’un match référence :

« Naturellement, on a retrouvé un peu le sourire après les résultats difficiles qu’on avait eus. (…) Mais on sait que ce n’est qu’une étape. C’est déjà derrière nous et on est déjà tournés vers l’avenir. »
Assumer la Coupe, sans “pression supplémentaire”
À Marseille, la Coupe de France n’est jamais un détail. L’OM ne l’a plus soulevée depuis 1989, et la question du poids historique arrive naturellement en conférence. Kondogbia la balaie d’un mot : responsabilité, pas surchauffe. Il veut un groupe “tranquille” dans l’approche, conscient des enjeux, mais concentré sur ce qui dépend de lui.

« À l’Olympique de Marseille, jouer la Coupe de France, c’est naturel. (…) On doit se tenir responsables, être tranquilles par rapport à ça, être conscients des enjeux et tout donner pour essayer de remporter cette compétition. (…) En assumant les responsabilités et en sachant que dans le football tout peut arriver. »
Toulouse “jamais facile” : le minimum, répéter Lyon… et même plus
Le dernier OM–Toulouse, fin novembre, avait rappelé à quel point le TFC peut être piégeux (2-2, samedi 29 novembre 2025, 14e journée de Ligue 1). Kondogbia en parle comme d’un adversaire “jamais facile”, et lie directement la double confrontation à une exigence d’intensité. Le message est net : ce que l’OM a mis contre Lyon doit être la base, pas l’exception.

« Avec les efforts qu’on vient de fournir lors du dernier match, le minimum sera de répéter la même chose, vraiment au minimum, parce que sinon ce ne sera pas suffisant. (…) Il faudra mettre tous les éléments et tous les ingrédients pour pouvoir les manœuvrer et gagner ces deux matchs. »
Verticalité, turbulence, changements : “ne pas perdre d’énergie”
Interrogé sur la période agitée et le changement d’entraîneur, Kondogbia reste sur une ligne de maîtrise : les cycles existent, l’essentiel est de s’adapter. Il refuse de disperser le groupe sur ce qu’il ne contrôle pas, surtout à la veille d’un match à élimination directe.

« Le plus important, c’est de pouvoir s’adapter. La plus grande qualité d’un joueur de haut niveau, c’est l’adaptation. (…) Il ne faut pas perdre d’énergie sur des sujets qu’on ne maîtrise pas. Nous, on doit garder notre énergie pour ce qu’on contrôle : les matchs. »
Disponible pour enchaîner
À titre personnel, Kondogbia se dit prêt à continuer, après avoir retrouvé du rythme. Sans réclamer, il se met à disposition : décision au staff, mais la sensation est bonne.

« Je me sens bien, toujours prêt à aider l’équipe. (…) Je peux enchaîner. »
Reste à transformer les mots en acte, dès mercredi, dans une rencontre où la Coupe ne pardonne rien. Kondogbia le dit sans détour : l’euphorie de Lyon n’a de valeur que si elle se prolonge, au minimum dans l’intensité, et dans la lucidité quand le match se tend. Toulouse arrive deux fois : l’OM veut frapper d’abord en Coupe, puis confirmer en championnat. Une semaine pour réinstaller une dynamique positive.
| Compétition | Coupe de France — 1/4 de finale |
| Affiche | Marseille – Toulouse |
| Date | Mercredi 4 mars 2026 |
| Coup d’envoi | 21h |
| Stade | Stade Vélodrome (Marseille) |
| Arbitre | Jérémie Pignard (France) |
| Diffusion TV | beIN Sports |
