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OM – OL : Beye veut relancer la course au podium

Cet Olympico au Vélodrome exige une réaction de l’OM. Après Brest, Beye réclame une entame forte et vise une victoire pour revenir à deux points de l’OL.
Cet Olympico au Vélodrome exige une réaction de l’OM. Après Brest, Beye réclame une entame forte et vise une victoire pour revenir à deux points de l’OL.
L'OM doit impérativement rebondir ce soir face au rival Lyonnais. ©Alain Robert/Le Méridional

Après le revers concédé à Brest (2-0) pour la première d’Habib Beye, l’OM se retrouve face à un match charnière : dimanche (20h45), au Vélodrome, l’Olympico qui clôture la 24e journée de Ligue 1 doit servir de déclic… sous peine de voir l’incertitude s’installer plus encore. 

Devant la presse, le nouvel entraîneur a affiché une confiance offensive, assumé quelques zones de suspense (système, brassard), et insisté sur un mot d’ordre : responsabilité collective. L’enjeu, lui, est posé sans détour : gagner pour « revenir à deux points de Lyon » et « recoller à ce trio de tête ».

Une relance à jouer « avec joie », et un Vélodrome attendu plein

Habib Beye ne cache pas la portée du rendez-vous, mais refuse d’en faire un match qui enferme son groupe. Il dit sentir un vestiaire qui « sait ce qu’il peut faire », et veut installer une entrée en matière conquérante, à l’image de l’événement.

« Je suis très optimiste. On veut gagner ce match pour revenir à deux points de Lyon. Il reste 11 matchs, 33 points, le championnat est très long. Un autre résultat ne remettrait pas tout en question. Cette équipe sait ce qu’elle peut faire. C’est un match exceptionnel à jouer au Vélodrome. C’est un vrai challenge aussi pour eux. Il n’y a pas de peur. Il y a de la joie. »

« Je vois voir une équipe conquérante. On doit recoler à ce trio de tête pour avoir une fin de saison passionnante. On doit avoir l’ambition d’aller chercher les plus belles places du championnat. »

L’ancien défenseur olympien, de retour sur la pelouse qui l’a vu grandir, parle d’un mélange d’émotions à canaliser plutôt que de subir. 

« Beaucoup de plaisir et d’excitation. J’y ai vécu beaucoup de choses. Il faut se servir de la ferveur. Je m’attends à un stade plein. »

Systèmes, verticalité, exigences : « vous aurez la réponse demain »

Après Brest, où l’OM est passé avec deux attaquants, Beye revendique une semaine de travail plus large, sans donner de clés définitives avant l’Olympico. Même ligne sur la verticalité : il ne réduit pas la question à « courir plus », mais à mieux utiliser le ballon pour déplacer et faire sortir un bloc.

« On est passé avec 2 attaquants contre Brest. Cela nous demande d’animer différement. Cette semaine on a travaillé plusieurs systèmes. Je ne vais pas vous les dévoiler. Vous aurez la réponse demain. »

« Il y a des config avec des blocs bas. On a la qualité technique pour manoeuvrer ce type de situation. On a la possibillité de faire ressortir notre adversaire. Ce n’est pas seulement une question de courses mais aussi de passe. Les Lyonnais sont joueurs eux aussi. »

Sur l’état d’esprit, Beye formule surtout une exigence de rigueur et de lien permanent avec le jeu : « On veut maintenir l’intensité tactique, être contacté en permanence avec le jeu. »

Brassard, leaders, Greenwood : donner de la confiance sans « déconstruire »

Au moment d’aborder le capitanat, l’entraîneur marche sur une ligne nette : ne pas casser ce qui existe, tout en affirmant sa lecture du leadership. Leonardo Balerdi est cité comme un élément « très, très important », mais le choix du brassard reste volontairement laissé au match.

« On a une réflexion et on a beaucoup de leaders dans cette équipe. L’idée n’est pas de déconstruire ce qui a été mis en place. Aujourd’hui je mets mon focus sur les trois mois qu’il nous reste avec des objectifs importants pour le club en donnant un maximum de confiance à tous ces joueurs. Le leadership doit être incarné. Surtout dans un club comme le nôtre. Il doit rayonner sur les autres. »

« Léo est un joueur très, très important l’Olympique de Marseille. Est-ce qu’il aura le brassard s’il est titulaire demain ? Vous verrez demain pour le brassard, c’est important le suspense (sourire). »

Autre dossier, plus consensuel : Mason Greenwood. Beye veut « valoriser » plutôt que corriger, en appuyant sur l’idée de développer un joueur par ses forces. 

OM Strasbourg
Mason Greenwood dans ses oeuvres. ©Alain Robert/Le Méridional

« Il faut valoriser les immenses qualités de Mason. Moi je développe un joueur par ses qualités. Mason est vraiment un atout. Il aime le foot. La passion qu’il a est très appréciable pour un coach. »

Stage, adjoints, effectif : le lien du groupe comme levier immédiat

Le stage andalous a été décrit comme un moment utile, simple, presque basique : sourire, vie commune, cohésion. Beye insiste aussi sur l’arrivée de ses adjoints « en cours de semaine » et sur la responsabilisation du staff.

« Cela s’est très bien passé. Ce sont des moments privilégiés. On a eu beaucoup de sourire. Ils ont passé des moments ensemble. C’est très important. C’est très positif. »

« Ils sont arrivés en cours de semaine. Cela se passe vraiment bien entre nous. Tout le monde à est disposition. Ce que je veux, c’est que tout le monde se sente en responsabilité. Ce ne sont pas des exécutants. »

Côté effectif, l’entraîneur annonce un groupe « au complet » malgré « quelques incertitudes ». Il glisse aussi un mot sur Nnadi, louant « impact et vélocité » et la qualité de sa semaine à Marbella.

Quinten Timber : « Vous n’avez pas vu la moitié de mes capacités »

À ses côtés, Quinten Timber a tenu un discours de joueur en quête de repères mais déjà dans l’exigence. Il juge la Ligue 1 plus âpre physiquement que l’Eredivisie et insiste sur la densité générale du championnat : « difficile contre n’importe quelle équipe ». 

OM Timber
Quinten Timber face à Strasbourg. ©Alain Robert / Le Méridional

Sur son adaptation à Marseille, il se projette sans se cacher : plus de buts, plus de passes, et l’idée que sa marge est encore large.

« Si je repense aux derniers matches, je pense que je peux apporter plus de buts et de passes décisives. Vous n’avez pas vu la moitié de mes capacités. Je suis heureux d’être ici. »

Interrogé sur les remous récents, l’international néerlandais relativise, tout en rappelant le contexte d’un « grand club » : « Beaucoup de choses se sont passées. Cela fait partie du football, surtout dans les grands clubs. On est concentré sur le prochain match. » 

Et sur le terrain, il se dit disponible à tout : « Je suis prêt pour n’importe quel schéma, peu importe le poste. »

Dimanche, l’OM est attendu sur autre chose qu’un discours : une réaction nette, immédiate, dans l’intensité comme dans l’intention. Entre les choix encore tenus secrets (système, leadership) et l’exigence d’un collectif responsabilisé, l’Olympico doit poser une première empreinte “Beye” au Vélodrome. Avec 11 matches derrière, rien n’est joué au classement, mais ce rendez-vous peut servir de point de bascule : soit Marseille relance sa course en haut, soit il laisse filer l’élan… et le temps.

Image de Joseph Poitevin

Joseph Poitevin

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