L’Olympique de Marseille a touché le fond ce dimanche soir au Parc des Princes. Corrigés 5–0 par le Paris Saint-Germain lors de la 21ᵉ journée de Ligue 1, les Olympiens ont vécu la pire défaite de leur histoire face au rival parisien. Jamais, en 111 confrontations, l’OM n’avait encaissé une telle claque contre le PSG. Dominé de bout en bout, dépassé dans tous les compartiments du jeu, Marseille quitte Paris humilié… et hors du podium après la victoire lyonnaise la veille.
Composition de l’Olympique de Marseille (3-4-2-1)
De Lange – Pavard, Balerdi (c), Medina – Weah, Höjbjerg, Timber, Emerson – Greenwood, Nwaneri – Gouiri
Entraîneur : Roberto De Zerbi
Composition du Paris Saint-Germain (4-3-3)
Safonov – Zaïre-Emery, Marquinhos (c), Pacho, Nuno Mendes – Vitinha, João Neves, Mayulu – Dembélé, Doué, Barcola
Entraîneur : Luis Enrique
Une entame maîtrisée, Marseille déjà sous l’eau
Dans un Parc des Princes en mode carré vip, chauffé par le passage de Booba, le PSG a immédiatement pris le contrôle des débats. Pressing haut, circulation fluide, vitesse dans les couloirs : Paris a étouffé un OM incapable de tenir le ballon plus de quelques secondes. Les premières alertes sont parisiennes, et Marseille recule déjà dangereusement.
À la 12ᵉ minute, la sanction tombe. Lancé sur le côté gauche par un éclair de Doué, Nuno Mendes trouve Ousmane Dembélé en retrait. L’ancien Barcelonais ajuste parfaitement Jeffrey de Lange d’une frappe sèche au sol (1–0). Un but logique, tant l’OM subit sans réaction.
Marseille tente timidement de relever la tête par Gouiri, auteur de la seule véritable situation phocéenne de la première période, mais Safonov veille. Trop peu, trop tard. À l’inverse, Paris déroule. À la 37ᵉ minute, Dembélé signe un véritable numéro : crochets, fixations, frappe clinique sous la barre. Il ridiculise Balerdi et Medina, le Parc explose, et l’OM commence à comprendre que la tâche sera compliquée (2–0).
À la pause, le constat est sévère : Marseille est dominé dans l’intensité, les duels, la justesse technique. Le score aurait même pu être plus lourd. Après Liverpool et Bruges, la défense à 3 Olympienne subit encore les foudres des attaquants adverses.
Une seconde période cauchemardesque
De Zerbi tente de réagir dès la reprise en lançant Igor Paixão à la place de Nwaneri. L’OM presse un peu plus haut, Greenwood s’essaie, Paixão oblige Safonov à un arrêt facile… un léger sursaut qui ne dure pas.
Paris accélère, trouve des espaces béants dans l’axe marseillais. À la 64ᵉ minute, sur une action parisienne dangereuse, Facundo Medina manque son intervention de la tête et trompe son propre gardien tout seul, comme un grand (3–0). Le symbole d’une soirée qui bascule définitivement dans l’humiliation.
Deux minutes plus tard, Khvicha Kvaratskhelia, fraîchement entré en jeu, enfonce le clou d’une reprise de volée splendide sur un centre de Dembélé (4–0). Marseille est sonné, désorganisé, incapable de contenir les vagues parisiennes.Â
Les Parisiens en profitent, et à un quart d’heure de la fin, Kang-in Lee vient parachever la démonstration, et achever les Marseillais. Bien servi à l’entrée de la surface, le Sud-Coréen élimine Medina et trompe De Lange d’une frappe tendue du gauche (5–0). Le Parc jubile, l’OM s’effondre. De Lange ne sera probablement pas titularisé lors de la prochaine journée.
Une humiliation totale, des conséquences lourdes
Au-delà du score, c’est la manière qui interroge. Marseille n’a jamais semblé en mesure de rivaliser, et cette fameuse « faim » dont parle sans cesse De Zerbi est restée dans le vestiaire. Trop lent, trop friable défensivement, sans maîtrise collective, l’OM a offert un visage inquiétant dans un Classique qui devait servir de preuve de rédemption. Au bout du compte, c’est surement ce système de l’entraîneur italien qui ne permet pas aux joueurs de s’exprimer correctement.
Cette défaite, la plus importante jamais concédée face au PSG, fait également chuter l’OM du podium de Ligue 1, dépassé par Lyon. Une soirée noire, historique dans le mauvais sens du terme, qui laisse des traces profondes. Une soirée lourde pour Roberto De Zerbi, dont les choix et le système ressortent grandement fragilisés par l’ampleur de la débâcle.
À Paris, l’Olympique de Marseille n’a pas seulement perdu un match. Il a perdu pied, perdu ses certitudes… et fait subir un supplice à tous ses supporters.Â
